Caroline Sasseville travaille au CHSLD de Dolbeau-Mistassini depuis ses débuts sur le boulevard des Pères, ce qui fait d’elle la doyenne. Chaque matin, l’infirmière-chef franchit les portes du centre avec la même motivation, portée par son profond attachement aux résidents et aux familles qu’elle accompagne au quotidien.
Celle-ci s’est jointe à l’équipe de l’Oasis en mai 1994, six mois après la mise en service de l’établissement.
« C’était gros l’ouverture, se souvient Caroline Sasseville. À l’époque, il y avait 64 résidents. Il n’y avait pas de résident au rez-de-chaussée. C’était le département administratif. Au fil des années, on a eu le besoin d’agrandir. On a pris le rez-de-chaussée. On a ajouté des lits. Ça a grossi graduellement. »
Après 37 ans dans le domaine de la santé, sa passion est toujours aussi présente. « J’ai toujours hâte de me lever le matin », lance-t-elle avec un large sourire.
Sa motivation, elle la puise d’abord auprès des personnes du troisième âge.
« Je viens ici pour les résidents. Ils ont besoin de nous. J’ai aussi la chance de travailler avec une belle équipe qui a à cœur le respect des aînés. Tout le monde a envie de s’investir. C’est très motivant. »
Au fil du temps, des liens privilégiés se tissent avec les personnes hébergées. « On est souvent plus présents ici qu’à la maison. C’est important de développer une belle relation avec nos résidents. On les traite comme s’ils étaient des membres de notre propre famille. »
Pour Caroline Sasseville, chaque journée est différente, mais surtout précieuse.
« On accompagne les résidents dès leur arrivée et, pour plusieurs, jusqu’à la fin de leur vie. J’ai la chance d’être présente à chaque étape de leur parcours. Je les accompagne en soins palliatifs et dans leurs derniers moments », exprime-t-elle.
À ses yeux, la clé du succès repose sur le travail d’équipe. Au quotidien, elle sait qu’elle peut compter sur ses collègues, qu’il s’agisse du médecin, de l’infirmière auxiliaire, des préposés, de l’ergothérapeute, de la physiothérapeute ou encore de la travailleuse sociale.
« On est vraiment une grosse équipe multidisciplinaire. »
Résidente de Sainte-Jeanne-d’Arc, Caroline Sasseville devait initialement prendre sa retraite en 2024, mais elle n’est pas pressée de tourner la page. Elle préfère y aller une année à la fois.



