L’équipe féminine de hockey Les Rebelles, division U2 A, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, amorce un nouveau chapitre avec l’arrivée de Guy Bergeron derrière le banc. Malgré les différences de niveau de jeu au sein de sa formation, le nouvel entraîneur-chef aborde la saison avec optimisme et entend miser sur les forces individuelles de ses joueuses pour permettre à l’équipe de progresser au classement de la Ligue québécoise de hockey féminin U22 A.
Ce n’est pas la première fois que Guy Bergeron, entraîneur de hockey masculin chevronné, s’implique aussi dans Les Rebelles, lui qui les a déjà entraînées dans la catégorie U18 A lors de deux saisons.
Conscient que les joueuses qui composent sa formation actuelle ne possèdent pas toutes la même expérience ni les mêmes habiletés, Guy Bergeron voit cette diversité comme un défi à relever plutôt qu’un obstacle insurmontable. Son principal objectif sera de trouver la meilleure façon de faire contribuer chacune d’entre elles, tout en favorisant le développement collectif de l’équipe.
« C’est difficile dans la région d’obtenir les meilleures filles en raison de l’éloignement », indique l’entraîneur pour expliquer la variation de calibre au sein de son équipe.
En effet, si les rangs des Rebelles sont ouverts aux hockeyeuses de toute la région, plusieurs d’entre elles, lorsqu’elles demeurent par exemple à Dolbeau-Mistassini ou à Saint-Félicien, ne sont pas nécessairement en mesure de faire la route jusqu’à Saint-Ambroise, où se déroulent la plupart des pratiques et des matchs locaux.
Pour parvenir à tirer le meilleur de son équipe, Guy Bergeron devra notamment trouver un équilibre entre les joueuses qui possèdent déjà de solides acquis et celles qui doivent encore gagner en confiance et en expérience. Plutôt que d’imposer un modèle uniforme à l’ensemble de ses protégées, il souhaite mettre à profit les qualités de chacune afin de former un groupe capable de rivaliser avec les autres équipes de la Ligue.
« Pour moi, l’important, c’est de voir mes familles progresser. Je dois répartir mon temps de jeu assez bien pour qu’aucune fille ne se sente inutile. Je dois toutes leur trouver un rôle parce que tous les éléments d’une équipe sont importants. »
Les Rebelles peuvent somme toute s’appuyer sur un bon noyau de joueuses vedettes, dont la capitaine de l’équipe, Sandrine Bergeron, la fille de Guy Bergeron.
Les Rebelles U2 A disputeront 24 matchs en saison régulière. Leur première pratique a eu lieu la semaine dernière. Selon Guy Bergeron, « avec un peu de chance », sa formation est en droit d’aspirer à une médaille de bronze lors du championnat de la Ligue québécoise de hockey féminin U22 A, qui compte 12 équipes pour la saison 2026-2027.
Le hockey féminin en santé
Par ailleurs, Guy Bergeron constate que l’engouement pour le hockey féminin ne s’essouffle pas dans la région.
La preuve en est que plusieurs catégories se sont ajoutées aux Rebelles depuis la création du club. « On voit qu’il y a beaucoup plus de filles. Dans le U18, ils sont maintenant capables d’avoir du A, du AA et du B. »
L’entraîneur estime que l’arrivée de la Victoire de Montréal a eu un effet positif sur l’intérêt des filles et des jeunes femmes pour le hockey. « La Victoire leur permet de rêver à un avenir professionnel dans le hockey. C’est très stimulant pour elles. »



